Paru dans Le Temps, le 15 avril 2017

 

« Histoire, familles, de quoi hérite-t-on vraiment ?

Dans “Lonely child”, bref roman, libre et élégant, Pascale Roze traverse par ellipses le XXe siècle en racontant les souvenirs d’enfance d’une femme très âgée.

Dans ce roman d’à peine 120 pages, Pascale Roze réussit à évoquer, comme en passant, avec légèreté, une bonne partie du XXe siècle : les guerres, la “pacification” de l’Afrique du Nord et ses séquelles, l’industrie déclinante du luxe, la musique contemporaine. Les phrases brèves, abruptement apposées, souvent sans rapport apparent, laissent deviner entre elles des pans entiers d’histoire.

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Paru dans Libération, le 15 avril 2017

 

« Odile Mourtier, une riche héritière de 90 ans sans descendance, a décidé d’investir sa fortune dans une fondation musicale et dans le culte du compositeur Claude Vivier. Cette mélomane se passionne en particulier pour son œuvre Lonely Child. “Elle me fait penser au début de l’Évangile de Jean, une question de rythme plutôt que de mots.” Par pur hasard, elle achète un livre dans lequel elle reconnaît un bout de son histoire.

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Paru dans Le Figaro, le 13 avril 2017

 

« Un testament français : une vieille dame riche se cherche un héritier

C’est fou ce que l'on peut dire en cent vingt pages : raconter un pan de l'histoire de France ; se poser la question existentielle de la transmission ; faire le portrait d'une vieille dame à l'heure du bilan ; et évoquer l'adoption, les secrets de famille… Dans son nouveau roman, Pascale Roze reprend les mêmes “ingrédients” qui lui avaient valu le Goncourt en 1996 avec Le Chasseur Zéro : le travail de mémoire, la hantise des fantômes du passé, la “fouille” dans les archives familiales. Chez la romancière, ce n'est pas une question de recette, mais une obsession spirituelle et affective, une sorte de quête, livre après livre.

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Paru dans En attendant Nadeau, le 14 mars 2017

 

« Le testament d'une mélomane

Que laisse-t-on ? Quel héritage ? Cette question, Pascale Roze la pose dans un esprit plus proche de sa Lettre d’été adressée à Tolstoï et du Giono des “vraies richesses” que des préoccupations patrimoniales des notaires. Mais il existe parfois des liens secrets entre les deux univers. Par le tour de force d’une intrigue bien agencée et d’une écriture nette, classique, dense, elle met en regard la province française d’aujourd’hui, Millau avec ses entreprises de mégisserie et une fondation dédiée à la musique contemporaine, et le protectorat sur le Maroc des années 1910.

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Paru dans Le Figaro magazine, le 17 février 2017

 

« La vieille femme et l'enfant

L’absolue, en parfumerie, désigne la quintessence odorante d’une fleur. Les romans de Pascale Roze en sont en quelque sorte l’équivalent littéraire : des textes qui captent dans leur brièveté même l’essence d’une époque ou d’un destin singulier. Un pilote kamikaze dans Chasseur Zéro, prix Goncourt 1996, ou comme ici, l’héritière d’une entreprise de ganterie de Millau.

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